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  • Nairobi, Kenya, le 8 octobre 2015. La vue sur Eastleigh, le quartier ou habitent les immigrants somaliens et les kenyans d'origine somalienne. Ce quartier populaire est appele "Petit Mogadiscio". La majorite des commerces en peripherie appartiennent a des somaliens. The view on Eastleigh neighborhood, often called Little Mogadishu, mostly inhabited by Somali immigrants. Most if not all businesses are owned by the Somali community.
    Nairobi, Kenya, le 3 octobre, 2015. Les sœurs Malyum dix ans et Mamyane six ans et demi ont été mutiliees quand elles avaient respectivement huit et quatre ans et demi. Elles sont allees au village avec leur mere et grand mere ou leur grand mere ainsi que les doyennes du village ont immediatement realise la mutilation. Meme aujourd’hui ces filles ne comprennent pas ce qui leur est arrivée. Elles se rappellent la douleur et d’etre resté dans la maison. « J’ai honte » raconte Malyum. Mamyane, elle ne veut pas en parler. Sisters Malyun, 10, and Mamyane, 6, experienced FGM when they were 8 and 4 years old respectively. They went to the village with their mother and grandmother, where the grandmother and several older ladies performed FGM immediately. Even now the girls do not understand what happened. They remember pain, and staying in the house. Malyun says: “I am ashamed”. Mamyane does not talk about much.
    Nairobi, Kenya, le 3 octobre, 2015. Maryam a cinquante ans et elle a ete mutilee quand elle avait 9 an lorsqu’elle etait en Somalie. Cinq femmes ont du la tenir. Par la suite donner naissance a été tres long et douloureux. Elle a quand meme authorise que ces deux filles ainees soient mutilées. Sa deuxieme fille est presque morte a la suite de la mutilation. Elle hesite de le faire a sa troisieme fille. « Elles sont dans le camp de refugiers de Kakouma. La-bas les gens surveillent et denoncent les mutilations. Tu sais que c’est illegale. » Maryam, 50 years old, experienced FGM when she was 9 y o back in Somalia, five women had to hold her down. Giving birth for the first time was long and painful. She still allowed performing FGM on her two older daughters. Her second daughter nearly died after cutting. She hesitates to do it to her third youngest daughter. “They are in Kakouma, refugee camp. There are people watching and reporting FGM. You know it’s illegal.”
    Nairobi, Kenya, le 3 octobre, 2015. Les sœurs Malyum dix ans et Mamyane six ans et demi ont été mutiliees quand elles avaient respectivement huit et quatre ans et demi. Elles sont allees au village avec leur mere et grand mere ou leur grand mere ainsi que les doyennes du village ont immediatement realise la mutilation. Meme aujourd’hui ces filles ne comprennent pas ce qui leur est arrivée. Elles se rappellent la douleur et d’etre resté dans la maison. « J’ai honte » raconte Malyum. Mamyane, elle ne veut pas en parler. Sisters Malyun, 10, and Mamyane, 6, experienced FGM when they were 8 and 4 years old respectively. They went to the village with their mother and grandmother, where the grandmother and several older ladies performed FGM immediately. Even now the girls do not understand what happened. They remember pain, and staying in the house. Malyun says: “I am ashamed”. Mamyane does not talk about much.
    Nairobi, Kenya, le 6 octobre, 2015. Une affiche promouvant l’allaitement a la maternité d’Eastleigh. A poster advocating for breastfeeding in Eastleigh maternity clinic.
    Nairobi, Kenya, le 8 octobre, 2015. George, trente ans, le docteur de la maternite d’Eastleigh, parle des dangers de la mutilation pendant l’accouchement. « Le travail peut etre prolongé ou obstrue ce qui peut conduire a une rupture, dechirure, hemorragie, etc. Si le vagin a été coupe, les muscles sont affaiblis. Le bebe ne peut pas sortir et en péril. Nous transferons ces cas la a des hopitaux plus importants.» George, 30, the doctor in Eastleigh maternity clinic, talks about dangers of FGM while giving birth. “The labor may be prolonged and obstructed, which leads to rupture, tearing, hemorrhage and fistula formation. If vagina was cut, the muscles are reduced; the baby cannot come out and goes to distress. We transfer cases like this to a bigger hospital”.
    Nairobi, Kenya, le 6 octobre, 2015. Habiba, vingt-deux ans, donne naissance a son deuxieme enfant. Elle parle de MGF : " Je ne me rappelle pas a quel age. C’etait juste une immense douleur. Le premier accouchement etait aussi tres douloureux. Je veux juste que mon bebe soit en bonne sante.” Habiba, 22, is about to give birth to her second child. She talks about FGM: “I can’t remember the age. It was just a pain. Giving birth for the first time is also very painful. I just want a healthy baby.”
    Nairobi, Kenya, le 16 octobre, 2015. Hindia, trente-cinq ans, se fait recoudre a la maternite d’Eastleigh. Elle a donne naissance a son cinqieme enfant il y a une semaine. A cause d’une mutilation de type 3 il y a eu des complications pendant l’accouchement. Elle a souffert d’une dechirure et d’hémorragie. Elle a continuée a saigner a la maison, cela c’est infecte et elle a du retourner a l’hopital. A chaque fois qu’elle donne naissance elle doit etre incisee et ensuite recousue. Hindia, 35, is being stitched at the Eastleigh Maternity Clinic. She gave birth to her fifth child a week ago. Due to FGM Type III she suffered complications during the birth including tearing and hemorrhages. Every time she gives birth she must be cut and then stitched again. She kept on bleeding in the house, got infected and was back to the maternity clinic.
    Nairobi, Kenya, le 6 octobre, 2015. Starlin, 28 ans, vient de donner naissance a une petite fille en pleine sante, son sixieme enfant. Son aine a onze ans et ressemble plus a son petit frere. Elle jure qu’elle ne mutilera pas sa fille. Starlin, 28, gave birth to her sixth child, a healthy baby daughter. Her older son is 11 and looks more like her younger brother. She vows that she won’t do it to her daughters.
    Nairobi, Kenya, le 16 octobre, 2015. Hindia, trente-cinq ans, se fait recoudre a la maternite d’Eastleigh. Elle a donne naissance a son cinqieme enfant il y a une semaine. A cause d’une mutilation de type 3 il y a eu des complications pendant l’accouchement. Elle a souffert d’une dechirure et d’hémorragie. Elle a continuée a saigner a la maison, cela c’est infecte et elle a du retourner a l’hopital. A chaque fois qu’elle donne naissance elle doit etre incisee et ensuite recousue. Hindia, 35, is being stitched at the Eastleigh Maternity Clinic. She gave birth to her fifth child a week ago. Due to FGM Type III she suffered complications during the birth including tearing and hemorrhages. Every time she gives birth she must be cut and then stitched again. She kept on bleeding in the house, got infected and was back to the maternity clinic.
    Nairobi, Kenya, le 16 octobre, 2015. Les femmes se tiennent les mains pendant l’accouchement. La mutilation genitale augmente les risques pendant la grossesse et l’accouchement. Le travail pendant l’accouchement est souvent plus long et peut etre obstrue. Women hold hands during the childbirth. FGM may place women at higher risk of problems during pregnancy and childbirth. Often the labor is obstructed and prolonged.
    Nairobi, Kenya, le 16 octobre, 2015. Ferdossa, vingt-quatre ans, est en plein travail a la maternité d’Eastleigh. Elle affirme que « ce n’est pas mal ». Mais selon la sage femme : « Son clitoris a ete complètement enleve ». Ferdossa continue : « J’ai ete mutile a six ans. C’etait tellement douloureux. C’est exactement ce que je ressent aujourd’hui ». La sagefemme poursuit : « C’est sur qu’il faudra que je fasse une episiotomie sinon elle aura une dechirure importante et il faudra que je la recouse. Parfois, les maris forcent leur femme et les points cassent ce qui provoque des saignement ». . Ferdosa, 24, is in labor at the Eastleigh Maternity clinic. She claims that her FGM “is not even that bad”, but according to the midwife “the clitoris is removed”. At the same time Ferdosa says: “I was cut when I was 6 years old. It was so painful. It’s exactly what I feel now.” The midwife continues: “It’s for sure I have to give her episiotomy, otherwise she will have an extensive tear, and then I will have to stitch her back. Sometimes a husband would force himself on a woman, rip off the stitches, and the woman would bleed.”
    Nairobi, Kenya, le 16 octbre, 2015. Nuria, vingt et un an, presente sa fille nouvelle nee a sa belle-famille. Elle a ete mutilee quand elle avait dix ans. Aux dires de la sage femme, la moitie de son clitoris a ete coupe, ce qui est la preuve d’une mutilation de type 2. Elle fera quand meme la mutilation sur sa fille. De son cote son pere declare : « Je ne soutient pas la mutilation genitale. Je dis a mes amis qu’ils ne doivent pas le faire a leur filles mais c’est la culture locales ici ». Nuria, 21, shows her new born daughter to her family-in-law. FGM was performed when she was ten years old. According to an attending nurse “half of her clitoris is gone”, which indicates FGM type II. She would still perform FGM on her daughter. While her husband declared: “I do not support FGM. I have been telling my fiends they should not do it to their daughters, but it is local culture here.”
    Nairobi, Kenya, le 17 octobre, 2015. Nancy, vingt-neuf ans, infirmiere a la maternite d’Eastleigh, fait les soins neonatal a un nouveau ne. Elle travaille dans cette maternite depuis quatre ans. Elle dit que : « Neuf patients sur dix ont ete mutiles. La majeur partie des femmes qui ont ete mutiles ont des infections ou des complications pendant l’accouchement. Ces mamans mettent beaucoup plus de temps pour se remettre ». Nancy, 29, the nurse at the Eastleigh maternity clinic takes a just born baby for neonatal care. She has been working here for four years. She says: “Nine patients out of ten had FGM. Most of the women with FGM suffer from infections and complications such as vesico-vaginal or recto-vaginal fistulae. Such mothers recover longer.”
    Nairobi, Kenya, le 17 octobre, 2015. Nancy, vingt-neuf ans, infirmiere a la maternite d’Eastleigh, fait les soins neonatal a un nouveau ne. Elle travaille dans cette maternite depuis quatre ans. Elle dit que neuf patients sur dix ont ete mutiles. Nancy, 29, the nurse at the Eastleigh maternity clinic, is about to cut an umbilical cord of a just born baby. She has been working here for four years. She says nine patients out of ten had FGM.
    Nairobi, Kenya, le 17 octobre, 2015. Un nouveau ne est place dans les bras de sa mere a la maternite d’Eastleigh. A just born baby placed on mother’s chest in the Eastleigh Maternity clinic.
    Nairobi, Kenya, le 18 octobre, 2015. Les draps sechent devant la maternite d’Eastleigh. C’est un etablissement public qui traite les femmes gratuitement. Une grande partie de leurs patientes sont de la communaute Somalienne. The bed sheets dry in front of the Eastleigh Maternity clinic. It’s a government establishment providing services to women free of charge. Most of the patients are from Somali community.
    Nairobi, Kenya, le 17 octobre, 2015. Lulu une activiste locale porte le dernier nee, la seule fille parmie les onze enfants. Elle dit : « Les mamans disent que c’est la tradition. Les hommes avaient l’habitude de faire de long voyage, d’etre absent pour un an ou neufs mois. D’abord les filles allaient subir une mutilation genitale. Ensuite on allait leur appliques une pate similaire au ciment, appelle Malmal, sur les parties genitales afin que le mari puisse voir si sa femme l’avait trompee. Cette pratique n’est pas ecrite dans le Coran. La sante n’a aucune religion. La mutilation genitale est une terreur. Pourquoi ils disent que tirer avec une arme a feu c’est du terorisme? Pratiquer la mutilation genitale est du terrorisme. Les cris te suivront toute ta vie » . Lulu, a local activist, holds her last born child, the only girl among her 11 children. She says: “Mothers say it’s a tradition. Men used to travel long distances being absent for one year, nine months. First a girl would undergo FGM. Then malmal a special paste like cement will be placed on private parts of a woman, so a husband would know if his wife cheats on him. This practice is not written in Quran. Health has no religion. FGM is terror. Why do they say shooting is terrorism? FGM is terrorism. The screams follow you for life.”
    Nairobi, Kenya, le 17 octobre, 2015. Lulu une activiste locale porte le dernier nee, la seule fille parmie les onze enfants. Elle dit : « Les mamans disent que c’est la tradition. Les hommes avaient l’habitude de faire de long voyage, d’etre absent pour un an ou neufs mois. D’abord les filles allaient subir une mutilation genitale. Ensuite on allait leur appliques une pate similaire au ciment, appelle Malmal, sur les parties genitales afin que le mari puisse voir si sa femme l’avait trompee. Cette pratique n’est pas ecrite dans le Coran. La sante n’a aucune religion. La mutilation genitale est une terreur. Pourquoi ils disent que tirer avec une arme a feu c’est du terorisme? Pratiquer la mutilation genitale est du terrorisme. Les cris te suivront toute ta vie » . Lulu, a local activist, holds her last born child, the only girl among her 11 children. She says: “Mothers say it’s a tradition. Men used to travel long distances being absent for one year, nine months. First a girl would undergo FGM. Then malmal a special paste like cement will be placed on private parts of a woman, so a husband would know if his wife cheats on him. This practice is not written in Quran. Health has no religion. FGM is terror. Why do they say shooting is terrorism? FGM is terrorism. The screams follow you for life.”
    Nairobi, Kenya, le 18 octobre, 2015. Munina, vingt et un an, vient de donner naissance a son troisieme enfant. Elle raconte : « Nous devons etre forte, pas de cris pendant l’accouchement, la mutilation est sense enlever la douleur pendant l’accouchement mais c’est la meme douleur ». Munina, 21, gives birth to her third child. She says: “We are supposed to be strong, no screaming during the childbirth, FGM is supposed to take pain away during the labor, but it’s the same pain during the birth.”
    Nairobi, Kenya, le 18 octobre, 2015. Un nouveau ne est place dans les bras de sa mere a la maternite d’Eastleigh. A just born baby placed on mother’s chest in the Eastleigh Maternity clinic.
    Nairobi, Kenya, le 18 octobre, 2015. Munina, vingt et un an, se repose apres avoir donne naissance. Munina, 21, rests after giving birth.
    Nairobi, Kenya, le 18 octobre, 2015. Une infirmiere veille sur ces patient pendant sa garde de nuit. A nurse is checking on the patients during her night shift at the Eastleigh Maternty clinic.